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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 01:39


la sagesse de Allah SWT par les épreuves

 



Ibn Abbas rapporte du Prophète qu'il a conseillé un homme en ces termes :

 

 

 

Profite de 5 choses avant que 5 autres ne surviennent :

  
1. de ta vie avant que ta mort ne survienne, 
  2. de ta bonne santé avant que tu ne tombes malade,
  3. de ton temps libre avant d’être occupé,
  4. de ta jeunesse avant que ta vieillesse n’ait lieu, 
  5. de ta richesse avant que d’être touché par la pauvreté



 

 
Allah dit : « Allah est plein de Grâce envers les hommes, mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » (40. v61)

 La santé et le temps libre font partie des choses dont le Prophète nous a commandé de faire bon usage : " de ta bonne santé avant que tu ne tombes malade, de ton temps libre avant d’être occupé ".

 
Ainsi, la bonne santé est une couronne posée sur la tête des bien portants que seuls les malades perçoivent, et le temps libre est un trésor pour qui le détient, chose perçue que par les personnes débordées d'activités qui ne trouvent plus un moment pour eux...

 
Profite de ta bonne santé avant que la maladie ne survienne ! Profites-en non dans les tentations de ce monde, mais dans l'adoration de Ton Seigneur par l'accomplissement de bonnes actions.

 
Profite donc, O serviteur d'Allah, de ta santé, et utilise-la pour jeûner le jour, prier la nuit, aller à la mosquée, voyager à la recherche de la science, être bon envers ses parents, son conjoint et ses enfants, faire preuve de générosité aux gens qui t’entourent notamment les pauvres, etc., profite de cela avant d'être éprouvé par la maladie... tu désireras alors jeûner, mais tu ne le pourras plus. Tu voudras prier debout, mais tu n'en auras plus la force. Tu tenteras d'aller à la mosquée, mais tes jambes failliront. Tu voudras faire du bien à tes parents, mais ils seront déjà décédés, Et tu regretteras alors les jours passés où tu étais capable de faire tout cela, mais tu l'as délaissé...  Remplis donc ton temps libre avec ce qui te sera bénéfique le jour de la résurrection parmi les bonnes actions, avant d'être occupé. Et alors au beau milieu de ton occupation, tu espéreras pouvoir disposer d'une heure pour lire un livre, ou assister à un cours, ou visiter tes parents... mais tu ne le pourras pas. Et tu regretteras alors ce que tu as perdu comme jours, voire ce que tu as perdu comme années.

 
Et sache, O serviteur d'Allah, que si tu utilises ta bonne santé et ton temps dans l'obéissance à Allah, puis que tu tombes malade, les bonnes oeuvres que tu avais l'habitude de faire étant bien portant, te seront tout de même comptées, comme l'a souligné le Prophète : “Si le serviteur tombe malade, les bonnes actions qu'il avait l'habitude de faire étant bien portant lui seront comptées et comme celles qu’il avait l’habitude de faire sédentaire " [ Bukhari 6/136/2996 ].  Malgré cela, la plupart des gens sont insouciants à ce sujet.

 
C'est aussi la raison pour laquelle le Prophète a dit : “Il y a deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont dupés : la bonne santé et le temps libre " [ Bukhari 11/229/6412 ]

 
Le Prophète a donc voulu expliquer que la personne réellement dupée est celle bien portante et ayant du temps libre, mais qui pourtant ne tire pas bénéfice de ces deux bienfaits pour adorer son seigneur et décrocher le paradis. En fait, elle est semblable à une personne possédant un joyau d'une grande valeur et qui l'aurait vendu en échange d'un objet qui ne vaut rien.

 
Ibn al-Djawzi a dit : " Une personne peut être bien portante sans pour autant avoir du temps libre, en raison des occupations inhérentes à son travail qui lui permet de gagner sa vie. Et une autre peut ne pas avoir besoin de travailler sans pour autant être en bonne santé. Si par contre ces deux bienfaits coïncident chez la même personne, mais que la fainéantise l'empêche d'en profiter, la voilà la personne dupée.

En effet, ce bas monde est un champ à semer pour l'au-delà, et un lieu de commerce dont les bénéfices apparaîtront dans l’autre monde. Quiconque donc utilise son temps libre et sa santé dans l'obéissance à Allah, c'est bien lui le bienheureux. Quant à celui qui les utilise dans la désobéissance d'Allah, il est certes dupé. Car le temps libre est toujours suivi de l'activité et l'occupation. Et la maladie fait toujours suite à la santé."


La maladie


Allah dit : « Nous vous éprouverons sûrement un tant soit peu par la peur, la famine, la réduction des biens, des personnes et des récoltes. Et annonce la bonne nouvelle aux patients. Ceux qui, lorsqu’une calamité les touche, disent : « Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous devons retourner ». Ceux-là ont sur eux des bénédictions de leur Seigneur ainsi qu’une miséricorde et ce sont ceux-là les biens guidés. »

 
Bien que les maladies soient amères et pénibles, le Créateur (qu'Il soit exalté) y a mis des sagesses et beaucoup de bénéfices, certains les connaissent et d'autres ne les connaissent pas

 D’où la parole suivante du messager d'Allah :
" L'affaire du croyant est étonnante, tout ce qui lui arrive est un bien pour lui.  S'il lui arrive une chose qui le réjouit et qu’il remercie, c'est un bien pour lui ; Et s'il lui arrive un mal et qu'il patiente, c'est un bien pour lui. Et ceci n'est possible que pour le croyant" [ Rapporté par Mouslim. ]

 
Le prophète a dit également :

"Aucun musulman ne subit un mal comme la maladie ou autre sans qu'Allah efface ses péchés comme l'arbre perd ses feuilles " [Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.]

 
Ourwa ibn Az-Zoubaïr se plaignit de la gangrène ; on le lui coupa alors de son genou tout en étant silencieux sans crier ; et la même nuit, un parmi ses fils tomba d'un toit et mourut. Ourwa dit alors :


"O Mon Seigneur ! Louange à Toi ! O Mon Seigneur ! Louange à Toi ! Ils étaient sept, Tu as pris un parmi eux et Tu m’en as laissé six ; j'avais quatre extrémités [les pieds et les mains], Tu m’en as pris une et Tu m’en as laissé trois autres. Certes, même si Tu prends, c'est Toi qui as donné ; et même si Tu éprouves, Tu m’as aussi octroyé la bonne santé".


Les douleurs sont souvent une purification qu'Allah envoie, par Sa sagesse, aux vrais croyants afin de leur soustraire ce par quoi leur esprit [leur coeur] est captivé parmi les plaisirs de ce monde ; et il se peut qu'un mal se révèle utile : combien d'épreuves difficiles se sont révélées être un don et une miséricorde qui nous permettent de voir plus clair et de nous repentir avant la mort !


Chers frères et sœurs et pour tous ceux qui ont entendu ces paroles, chacun d’entre nous doit se poser naturellement cette question : puis-je affirmer sans aucune hésitation que j’ai été reconnaissant envers Allah pour les bienfaits qu’Il m’a donnés qui sont la bonne santé et le temps libre ?

 
Soyons honnêtes et acceptons nos erreurs et essayons d’aller de l’avant pour que notre reconnaissance soit réellement effective et concrète. Ceci est la réponse objective et inévitable à laquelle mène toute prise de conscience sincère. Une prise de conscience juste et objective passe obligatoirement par la reconnaissance qui est la porte ouverte vers la réelle gratitude celle que l’on doit avoir envers notre seigneur, notre Créateur et celui vers qui nous retournerons. La seule chose que chacun doit faire en tant qu'être humain croyant, sensible et concerné, c'est de s'arrêter un court instant et de se demander : À supposer simplement, que demain je perds tout ce dont Allah m’a fait grâce, ou même perdre une infime partie comme la richesse, n'est-il pas temps que je réponde au grand appel d’Allah et que je fasse un effort pour démontrer mon remerciement et ma gratitude ? Cela ne me coûtera rien, mais ne fera que marquer l'ouverture d'une ère nouvelle dans ma vie avant que je ne puisse plus rien accomplir…

 
Allah dit :
« Dépensez pour Dieu de ce que Nous vous avons accordé, avant que la mort ne vienne à l’un d’entre vous et qu’il s’écrie alors : « Seigneur ! Si seulement Tu m’accordais un court délai, je ferais l’aumône et serais parmi les pieux ! » Mais Dieu n’accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Dieu connaît parfaitement ce que vous faites. »



 

 
Allah dit : « Allah est plein de Grâce envers les hommes, mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. » (40. v61)

 La santé et le temps libre font partie des choses dont le Prophète nous a commandé de faire bon usage : " de ta bonne santé avant que tu ne tombes malade, de ton temps libre avant d’être occupé ".

 
Ainsi, la bonne santé est une couronne posée sur la tête des bien portants que seuls les malades perçoivent, et le temps libre est un trésor pour qui le détient, chose perçue que par les personnes débordées d'activités qui ne trouvent plus un moment pour eux...

 
Profite de ta bonne santé avant que la maladie ne survienne ! Profites-en non dans les tentations de ce monde, mais dans l'adoration de Ton Seigneur par l'accomplissement de bonnes actions.

 
Profite donc, O serviteur d'Allah, de ta santé, et utilise-la pour jeûner le jour, prier la nuit, aller à la mosquée, voyager à la recherche de la science, être bon envers ses parents, son conjoint et ses enfants, faire preuve de générosité aux gens qui t’entourent notamment les pauvres, etc., profite de cela avant d'être éprouvé par la maladie... tu désireras alors jeûner, mais tu ne le pourras plus. Tu voudras prier debout, mais tu n'en auras plus la force. Tu tenteras d'aller à la mosquée, mais tes jambes failliront. Tu voudras faire du bien à tes parents, mais ils seront déjà décédés, Et tu regretteras alors les jours passés où tu étais capable de faire tout cela, mais tu l'as délaissé...  Remplis donc ton temps libre avec ce qui te sera bénéfique le jour de la résurrection parmi les bonnes actions, avant d'être occupé. Et alors au beau milieu de ton occupation, tu espéreras pouvoir disposer d'une heure pour lire un livre, ou assister à un cours, ou visiter tes parents... mais tu ne le pourras pas. Et tu regretteras alors ce que tu as perdu comme jours, voire ce que tu as perdu comme années.

 
Et sache, O serviteur d'Allah, que si tu utilises ta bonne santé et ton temps dans l'obéissance à Allah, puis que tu tombes malade, les bonnes oeuvres que tu avais l'habitude de faire étant bien portant, te seront tout de même comptées, comme l'a souligné le Prophète : “Si le serviteur tombe malade, les bonnes actions qu'il avait l'habitude de faire étant bien portant lui seront comptées et comme celles qu’il avait l’habitude de faire sédentaire " [ Bukhari 6/136/2996 ].  Malgré cela, la plupart des gens sont insouciants à ce sujet.

 
C'est aussi la raison pour laquelle le Prophète a dit : “Il y a deux bienfaits au sujet desquels beaucoup de gens sont dupés : la bonne santé et le temps libre " [ Bukhari 11/229/6412 ]

 
Le Prophète a donc voulu expliquer que la personne réellement dupée est celle bien portante et ayant du temps libre, mais qui pourtant ne tire pas bénéfice de ces deux bienfaits pour adorer son seigneur et décrocher le paradis. En fait, elle est semblable à une personne possédant un joyau d'une grande valeur et qui l'aurait vendu en échange d'un objet qui ne vaut rien.

 
Ibn al-Djawzi a dit : " Une personne peut être bien portante sans pour autant avoir du temps libre, en raison des occupations inhérentes à son travail qui lui permet de gagner sa vie. Et une autre peut ne pas avoir besoin de travailler sans pour autant être en bonne santé. Si par contre ces deux bienfaits coïncident chez la même personne, mais que la fainéantise l'empêche d'en profiter, la voilà la personne dupée.

En effet, ce bas monde est un champ à semer pour l'au-delà, et un lieu de commerce dont les bénéfices apparaîtront dans l’autre monde. Quiconque donc utilise son temps libre et sa santé dans l'obéissance à Allah, c'est bien lui le bienheureux. Quant à celui qui les utilise dans la désobéissance d'Allah, il est certes dupé. Car le temps libre est toujours suivi de l'activité et l'occupation. Et la maladie fait toujours suite à la santé."


La maladie


Allah dit : « Nous vous éprouverons sûrement un tant soit peu par la peur, la famine, la réduction des biens, des personnes et des récoltes. Et annonce la bonne nouvelle aux patients. Ceux qui, lorsqu’une calamité les touche, disent : « Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous devons retourner ». Ceux-là ont sur eux des bénédictions de leur Seigneur ainsi qu’une miséricorde et ce sont ceux-là les biens guidés. »

 
Bien que les maladies soient amères et pénibles, le Créateur (qu'Il soit exalté) y a mis des sagesses et beaucoup de bénéfices, certains les connaissent et d'autres ne les connaissent pas

 D’où la parole suivante du messager d'Allah :
" L'affaire du croyant est étonnante, tout ce qui lui arrive est un bien pour lui.  S'il lui arrive une chose qui le réjouit et qu’il remercie, c'est un bien pour lui ; Et s'il lui arrive un mal et qu'il patiente, c'est un bien pour lui. Et ceci n'est possible que pour le croyant" [ Rapporté par Mouslim. ]

 
Le prophète a dit également :

"Aucun musulman ne subit un mal comme la maladie ou autre sans qu'Allah efface ses péchés comme l'arbre perd ses feuilles " [Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.]

 
Ourwa ibn Az-Zoubaïr se plaignit de la gangrène ; on le lui coupa alors de son genou tout en étant silencieux sans crier ; et la même nuit, un parmi ses fils tomba d'un toit et mourut. Ourwa dit alors :


"O Mon Seigneur ! Louange à Toi ! O Mon Seigneur ! Louange à Toi ! Ils étaient sept, Tu as pris un parmi eux et Tu m’en as laissé six ; j'avais quatre extrémités [les pieds et les mains], Tu m’en as pris une et Tu m’en as laissé trois autres. Certes, même si Tu prends, c'est Toi qui as donné ; et même si Tu éprouves, Tu m’as aussi octroyé la bonne santé".


Les douleurs sont souvent une purification qu'Allah envoie, par Sa sagesse, aux vrais croyants afin de leur soustraire ce par quoi leur esprit [leur coeur] est captivé parmi les plaisirs de ce monde ; et il se peut qu'un mal se révèle utile : combien d'épreuves difficiles se sont révélées être un don et une miséricorde qui nous permettent de voir plus clair et de nous repentir avant la mort !


Chers frères et sœurs et pour tous ceux qui ont entendu ces paroles, chacun d’entre nous doit se poser naturellement cette question : puis-je affirmer sans aucune hésitation que j’ai été reconnaissant envers Allah pour les bienfaits qu’Il m’a donnés qui sont la bonne santé et le temps libre ?

 
Soyons honnêtes et acceptons nos erreurs et essayons d’aller de l’avant pour que notre reconnaissance soit réellement effective et concrète. Ceci est la réponse objective et inévitable à laquelle mène toute prise de conscience sincère. Une prise de conscience juste et objective passe obligatoirement par la reconnaissance qui est la porte ouverte vers la réelle gratitude celle que l’on doit avoir envers notre seigneur, notre Créateur et celui vers qui nous retournerons. La seule chose que chacun doit faire en tant qu'être humain croyant, sensible et concerné, c'est de s'arrêter un court instant et de se demander : À supposer simplement, que demain je perds tout ce dont Allah m’a fait grâce, ou même perdre une infime partie comme la richesse, n'est-il pas temps que je réponde au grand appel d’Allah et que je fasse un effort pour démontrer mon remerciement et ma gratitude ? Cela ne me coûtera rien, mais ne fera que marquer l'ouverture d'une ère nouvelle dans ma vie avant que je ne puisse plus rien accomplir…

 
Allah dit :
« Dépensez pour Dieu de ce que Nous vous avons accordé, avant que la mort ne vienne à l’un d’entre vous et qu’il s’écrie alors : « Seigneur ! Si seulement Tu m’accordais un court délai, je ferais l’aumône et serais parmi les pieux ! » Mais Dieu n’accorde jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Dieu connaît parfaitement ce que vous faites. »


Puisse Allah nous accorder sa miséricorde et nous soutenir à garder la foi dans les moments les plus difficiles.

 

 

Allahouma Salli ala Sayyidina Muhammad wa ala alihi wa sahbihi wa Salim

 


 

 


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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 01:56

Une Explication de la Surat al-‘Asr
La sourate du Temps

  Se prémunir de la Perdition

La Surate Al-‘Asr, «Le Temps» est une courte surate qui nous offre un profond rappel.

Elle nous enseigne qu’à quel point l’homme s’expose à souffrir de la perte ultime s'il ne sait gérer son temps convenablement, et nous indique la manière dont il peut éviter toute perte en utilisant ce temps avec sagesse.

On y trouve recensés tous les éléments de la réussite de la vie individuelle et sociale.

  L’Imam Al-Sahfi’i a, à  juste titre dit, que si les gens méditaient cette surate attentivement, cela seul suffirait pour leur guidée.

Allah SWT Dit dans la Surate : [Traduction approximative]

  • Par le Temps !
  • L'homme est certes, en perdition,
  • sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s'enjoignent mutuellement [à diffuser] la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance.

  En d’autres termes :

La rapidité de l’écoulement du temps témoigne du fait que : tant qu’ils n’ont pas foi en l’Islam, ne l’adoptent pas comme mode de vie, n’accomplissent pas de bonnes œuvres, ne s’enjoignent pas mutuellement au Haqq (la Vérité et la Droiture), et ne s’encouragent pas à la persévérance et à l’endurance, les hommes courent à leur perte la plus totale.

Témoignage du temps

La Surate débute par une référence au Temps, introduite ici afin de démontrer à l’homme qu’il sera perdant s’il ne réalise pas la véritable valeur du temps qui lui est accordé.

L’importance liée au temps est non seulement mise en évidence par le fait qu’il soit cité dans le Noble Qur’an, ce qui en soit est fort significatif, mais également (et d’autant plus), par le fait que Le Créateur Exalté jure par lui, le prend à témoin d'un serment, l’explique, et lui consacre une surah éponyme entière.

Le temps est la plus précieuse des ressources que l’homme ait en sa possession et ceux qui en ont saisi la valeur véritable ont des expressions telles que : « Le temps c’est de l’argent » ou « Le temps est une richesse ».

Sa réserve est définie et limitée. La quantité maximale dont nous en disposions, est notre durée de vie, qui elle-même ne peut être connue de personne et dont la fin peut advenir à tout moment, que nous y soyons préparés ou non, à cause de sa nature imprévisible.

Le temps est une ressource non renouvelable : chaque instant éteint, l’est définitivement. Il ne peut être rattrapé, ni se répéter et on ne peut l’arrêter. Que nous l’utilisions à notre avantage ou non, il passe, et passe rapidement. Jette donc un œil à la trotteuse de ta montre, et voit comme chaque déplacement et chaque bruit de l’aiguille annonce le passage du temps déjà partit pour toujours... Et ce cliquettement de l'aiguille indiquant les secondes qui passent n’est qu’un piêtre indicateur de la vitesse avec laquelle s’écoule le temps. En l’espace d’une seule seconde, la lumière a parcouru 300000 km, un ordinateur a exécuté un million d’instructions, la ville de Kaolack (et tout le reste sur la terre) s’est déplacée d’approximativement quatre cent vint neuf (429) mètres vers l’Est (du fait de la rotation de la terre sur son axe), etc.

Maintenant imagine le mouvement d’un cortège ininterrompu de millième de secondes se déplaçant clairement sur la bande d’un télescripteur électronique. C’est à cette vitesse que nous allons vers la fin de notre temps: Notre Mort.

Il apparaît donc indéniable que notre succès repose sur une utilisation judicieuse, efficace, et bénéfique de notre temps. Plus une personne est doué à cela, plus il est un gagnant et un victorieux, alors qu'au contraire plus il est mauvais à l'utilisation de son temps, plus il est un perdant.

Le temps déjà écoulé est devenu de l'histoire, et l’histoire des nations est retenue et mémorisée afin d’y puiser leçons et enseignements. C’est à cette même fin que le Noble Qur’an nous rappelle, à maintes reprises, le sort des nations qui nous ont précédés. « N’avez-vous pas entendu parler de ces personnes? N’avez-vous pas entendu parler de celles-ci? N’avez-vous pas entendu parler des ‘Ad, des Thamud, du peuple de Saba, des Sumériens, des Minœns et de leurs semblables? »

  Cette Surate présente le temps comme un élément qui, si on le médite bien, démontre que ceux qui n’utilisent pas convenablement leur temps limité mais si précieux sont d’énormes perdants. Si une personne devait rester à écouter le décompte de chaque seconde de sa montre comme le son de l'inéluctable, chaque tic et chaque tac lui donnerait des frissons dans le dos, si elle comprenait seulement qu’elle avait désormais moins de temps en sa possession pour œuvrer dans le bien et d'en obtenir les récompenses qu’il y a quelque tic et tac plus tôt.

De ce point de vue, la position de l’homme en ce monde est comparable à celle d’un marchand de glace qui, se trouvant dans un climat torride, voit sa marchandise fondre au soleil. Aussi, le commerçant avisé vendra sa marchandise le plus rapidement possible, gagnant ainsi des profits, alors que le sot restera passif à regarder sa glace fondre et partir en ruine et perte.

  La signification profonde et l’essence de la surate al-‘Asr, renvoie à la fois à la nature fuyante temps (la vitesse avec laquelle il passe) et au temps passé qui est devenu de l’histoire.

L’aspect historique du temps nous met face à l’évidence que Allah U traite toujours les communautés selon leur comportement collectif. Ont prospéré les nations qui ont accomplis des œuvres pies et qui ont agis avec honnêteté et droiture, mais ont échoués celles qui étaient mauvaises, injustes et corrompues (c.à.d. qui n’ont pas évolué en conformité avec la Voie, l’Ordre d’Allah). C’est en raison de leur comportement « non-Islamique », que ces sociétés ont perdu leur paix et leur ordre, et se sont alors affaiblies, sont tombées en ruines, ou furent envahies par les autres. A maintes reprises, après s’être vu accordé un délai imparti ils étaient puni et détruits. Ils sont pour nous un rappel dont le temps, lui-même, témoigne.

La nature fuyante du temps nous rappelle que nous sommes sur cette terre pour être testés durant une période définie qui s’écoule rapidement. Nous pouvons trouver une illustration de notre propos dans les salles d’examen des écoles, et les halls des universités et autres centres d’étude, où le temps, comme cela est clairement annoncé, est une partie de l’examen ou du test en lui même.

Pour réussir le test, nous devons vivre notre vie de la manière dont notre Seigneur, Le Créateur, veut que nous vivions. Chaque instant passé en dehors de l’obéissance à Allah U est une opportunité perdue à jamais et ceux qui persistent à gâcher l'opportunité de consacrer leurs instants à la droiture, la piété et la vertu, sont ceux qui sont «certes en perdition». De ce point de vue, nous sommes comme les étudiants durant leur épreuve écrite. Le temps non consacré à se focaliser sur les questions de l'épreuve est un temps gâché qui aura pour conséquence la perte de points et une mauvaise note. Notre situation est d’ailleurs bien plus délicate encore, car nous ignorons même à quel moment notre mort peut mettre un terme à l’examen de notre vie. Nous ne pourrons jamais avoir la possibilité de rattraper le temps perdu dans l’oubli.

La fugacité du temps souligne également un autre aspect. Durant ce bref passage sur terre, le sage endure les désagréments éphémères de vivre conformément aux Commandements d’Allah s’assurant ainsi de grandes récompenses pour l’éternelle vie de l’Au-Delà. Le perdant quant à lui, sombre pour la satisfaction instantanée et transitoire, se privant par la même de la promesse du succès éternel.

 

Les moyens du Salut

La surate al-‘Asr insiste donc principalement sur quatre éléments-clés du succès qui sont : l’Imane (la foi), l’accomplissement d’œuvres pies et durables, la lutte commune pour la Vérité et l’encouragement mutuel à la patience et à l’endurance.

  De cette courte Surate nous apprenons donc que pour éviter d’être perdants, nous devons :

  • Investir notre temps dans la poursuite d’objectifs et selon une manière conformes à notre foi en l’Islam comme véritable mode de vie ;
  • Accomplir des actes positifs, durables et visant à atteindre l’excellence spirituelle et morale, ainsi que des actes menant à l’amélioration et à l’essor de la société, comme nous y exhortent le Qur’an et la Sunna ;
  • S’efforcer et lutter ensemble pour la Cause de la Vérité et pour la promotion du Haqq – ce qui inclut la foi en l’Islam, les bonnes actions ainsi que l’équité, la justice et la vérité; et s’encourager mutuellement à respecter et accomplir nos obligations et responsabilités; et enfin
  • Rester constants et patients dans l’accomplissent des trois éléments précédents et s’encourager mutuellement à cette fin.

Ces quatre facteurs sont primordiaux pour notre réussite et sont intimement liés et interdépendants. La foi véritable se manifeste au travers des actions d’un individu ayant fait des bonnes actions son mode de vie ; et une personne qui aime sa foi et son mode de vie, les promeut tous deux dans la société, désireuse qu’elle est de les voir appréciés et adoptés, et avec espoir de voir les gens se dresser et œuvrer avec rigueur et persévérance pour pour eux.

Tout cela est un tout et doit être considéré ainsi pour le succès et le salut. Le temps et les ressources dont chacun dispose doivent également être dépensés en vue de créer un environnement et une dynamique pour la promotion du Haqq et de la persévérance, ainsi qu'à l'espoir de la réussite grâce à Allah Y sur la base de la foi et des bonnes œuvres. Si le chemin de la réussite commence avec la foi, il doit nécessairement se poursuivre en remplissant les trois autres conditions de manière simultanée. Nous ne pouvons attendre de maitriser l'une d'elles avant de passer à une autre, mais nous devons chercher à nous accomplir dans chacune d'entre elles en même temps, et donc, pour ainsi dire, de pratiquer la piété, promouvoir la Vérité, appeler à la patience, et s’enjoindre mutuellement à le faire. C’est alors seulement que nous pourrons éviter notre perte et gagner le salut.

   

Traduit du site : www.marifah.net

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 01:48

 

Les ténébres crient à l'injustice, car leur lumière n'était qu'un mirage, qui s'inspirait des ténèbres. Ils ressemblent à quelqu'un qui a allumé un feu; puis quand le feu a illuminé tout à l'entour, Allah a fait disparaître leur lumière et les a abandonnés dans les ténèbres où ils ne voient plus rien.
sourate: La vache (Al-Baqarah) v,17

L'islam est une misericorde pour les peuples.
Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers. sourate: Les prophètes (Al-Anbiya) v,107

Ainsi Allah nous informe que le Prophète
nous a été envoyé comme miséricorde pour les mondes et non comme une frayeur ou un malheur.
Nous leurs avons, certes, apporté un Livre que Nous avons détaillé, en toute connaissance, à titre de guide et de miséricorde pour les gens qui croient. Sourate: Al-Araf v52

 

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