Mardi 9 septembre 2 09 /09 /Sep 00:39


Des règles du jeûne pour les femmes



Jeûner est une obligation pour tous les adultes sains et sédentaires [ qui ne passent pas leur temps à voyager ].

1. La musulmane qui est capable de jeûner et celle qui n'a pas ses menstruations ou des saignements postnatals (lochies).


2. Si une femme sait que ses règles arriveront demain,
elle doit garder son intention et continuer à jeûner ; elle ne doit pas rompre son jeûne jusqu'à ce qu'elle voit vraiment son sang.

Si une femme ressent en elle le mouvement du sang menstruel, mais qu'aucun écoulement ne s'ensuit avant le coucher du soleil, son jeûne est valide et elle ne doit rien rattraper.

Quand une femme qui a ses règles, voit la substance blanche "qui coule par l'utérus quand ses règles sont finies" par laquelle une femme sait qu'elle est maintenant devenue pure, celle-ci doit avoir l'intention de jeûner depuis la veille et elle doit jeûner.

Si l'arrêt du sang continue jusqu'au Maghreb, et qu'elle a jeûné avec l'intention depuis la veille, alors son jeûne est valide.

Si les règles ou le saignement post-natal d'une femme cesse pendant la nuit, et qu'elle fait l'intention de jeûner, mais que l'aurore arrive avant qu'elle n'ait pu faire son ghusl (grandes ablutions), alors d'après tous les savants sont jeûne est valide.  [ Al-Fath, 4/148.]

Si une femme ne sait pas exactement combien de jours elle a raté, elle devrait jeûner jusqu'à la conviction intime d'avoir rattrapé les jours ratés.

 
 3. Si une femme n’a pas rattrapé ses jours de règles du mois de Ramadan passé, et les jours qu'elle n'a pas rattrapé de ses mois de Ramadhan précédents, ainsi que les actes d'expiation pour chaque jour ; c'est-à-dire qu’elle doit nourrir un pauvre jusqu’à atteindre le nombre de jours non rattrapés du Ramadan précédent.

Une femme ayant atteint l'âge de la puberté, mais étant trop timide pour le dire, pour ne pas jeûner, doit se repentir et rattraper les jours qu'elle a ratés, et elle doit aussi nourrir un pauvre pour chaque jour, par acte d'expiation pour avoir ajourné son jeûne. Si le Ramadan suivant vient et qu'elle n'a toujours pas rattrapé ces jours, son cas est semblable à celui de la femme citée précédemment  qui a omis de rattraper à temps les jours de règles jusqu’à la survenue du nouveau Ramadan.


  4.
Il est meilleur pour une femme ayant ses règles de rester naturelle et accepter ce qu'Allah SWT lui a destiné pour elle en ne prenant pas de médicament pour empêcher le saignement.

Elle doit être satisfaite de ce qu'Allah SWT accepte d'elle, qu'elle ne jeûne pas pendant ses règles et qu'elle rattrape ces jours plus tard. Voilà comment étaient les Mères des Croyants et les femmes des pieux prédécesseurs.  [ Fatawa al-Lajnah al-Daa'imah, 10/151.]

En outre, de nombreuses femmes se plaignent de règles irrégulières après avoir pris ces pilules pour empêcher le saignement.

Toutefois, si une femme le fait et prend quelque chose pour arrêter le saignement, puis jeûne, alors c'est valable.

5. Le saignement vaginal non menstruel (istihaadah) n'annule pas le jeûne et la femme est en obligation de jeûner.

6. Si une femme enceinte a une fausse couche et que le fœtus est formé ou a une silhouette reconnaissable d'une quelconque partie de son corps, comme la main ou la tête, alors le sang est lochial ; si, toutefois, elle ne reconnaît qu'une masse de sang ou un embryon sans forme humaine, alors son saignement est istihaadah (5.) et elle doit jeûner, autrement, elle peut rompre son jeûne, puis le rattraper plus tard. [ Fatawa al-Lajnah al-Daa'imah, 10/224.]

Après le nettoyage de l'utérus, elle doit jeûner. Les savants ont affirmé que l'embryon est supposé prendre forme après 80 jours de grossesse.

Si une femme devient pure des lochies avant 40 jours, elle doit jeûner et faire la grande ablution (ghousl) afin de prier. [ Al-Mughni ma'a al-Sharh al-Kabeer, 1/360.]

Si le saignement recommence dans les quarante jours après la naissance, elle doit arrêter de jeûner, car c'est encore du nifaas( les lochies). Si le saignement continue après le quarantième jour, elle doit avoir l'intention de jeûner et faire le ghousl (selon la majorité des savants), et tout saignement au-delà du quarantième jour est considéré comme de l'istihaadah (saignement non-menstruel)(5.) – sauf si cela coïncide avec sa période de règles habituelle, et, dans ce cas, il s'agit de sang menstruel. Voir également à ce sujet l’article sur les Menstrues et Lochies

7. Si une femme qui allaite jeûne pendant le jour et voit une tâche de sang pendant la nuit, et qu'elle est restée propre pendant le jour, son jeûne est toujours valide. [ Fataawa al-Lajnah al-Daa'imah, 10/150 ]

Selon l'opinion la plus correcte, une femme enceinte ou qui allaite est considérée comme "le malade", c'est-à-dire qu'il lui est permis de ne pas jeûner, et elle doit seulement rattraper ses jours manqués, si elle craint pour elle-même ou pour son enfant.

Le Prophète  PSL a dit :

"Allah a levé l'obligation de jeûner et une partie de la prière sur le voyageur, et Il a levé l'obligation du jeûne pour la femme enceinte et les femmes qui allaitent."  [ Rapporté par al-Tirmidhi, 3/85.]

8. Dans le cas d'une femme qui est obligée de jeûner, si son mari a des rapports sexuels avec elle pendant la journée de Ramadhan et qu'elle est d'accord, alors la règle qui s'applique à son mari s'applique de même à elle. Si, toutefois, il la force, et qu'elle fait de son mieux pour lui résister, alors elle n'a pas à offrir de compensation.

Ibn 'Aqeel  (RAA)   a dit : " Dans le cas d'un homme qui a des rapports avec sa femme pendant une journée de Ramadhan pendant qu'elle dort, elle n'a pas à offrir d'expiation." Mais, par principe de précaution, elle doit rattraper ce jour plus tard. (Shaykh Ibn Taymiyah était d'opinion que le jeûne de la femme n'est pas du tout invalidé).

Une femme qui sait que son mari ne peut se contrôler doit rester loin de lui et ne pas s'embellir pendant la journée de Ramadhan.

9. Les femmes doivent rattraper les jours de jeûne qu'elles ont ratés pendant le Ramadhan, même à l'insu de leurs maris. Il n'est pas nécessaire pour une femme d'avoir la permission de son mari. Si une femme commence un jeûne obligatoire, il ne lui est pas permis de l'interrompre sans une raison légitime. Son mari n'est pas autorisé à lui demander de rompre son jeûne quand il s'agit de rattraper un jour qu'elle a raté. Il ne lui est pas permis d'avoir des rapports intimes avec elle quand elle rattrape un jour de jeûne, et elle n'est pas autorisée à lui obéir dans ce sens. [Fataawa al-Lajnah al-Daa'imah, 10/353.]

10. Dans le cas de jeûnes volontaires (surérogatoires), une femme n'est pas autorisée à commencer un jeûne libre sans la permission de son mari quand celui-ci est présent  sur la base du hadith rapporté par Abu Hurayrah (RAA), selon qui le Prophète  PSL a dit :

"Aucune femme ne peut jeûner quand son mari est présent sans sa permission"  [ Rapporté par al-Bukhaari, 4793.]


Puisse Allah SWT Bénir toutes les Femmes Musulmanes comme Les Roses du Paradis !


Par CMAN - Publié dans : Ramadan
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Rubriques

Recommander

Recherche

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés